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July 02 Missive céleste Ce matin, j'ai reçu dans ma boîte à lettres un courrier dans une enveloppe sans timbre, ni cachet de la Poste. Il était simplement écrit « Potinette » sur l'enveloppe.
A l'intérieur de cette enveloppe, une lettre ... disant ceci :
« Ma Potinette,
J'ai reçu (par ondes télépathiques) des messages de chats en détresse m'apprenant que leur maître bien-aimé pleurait à chaudes larmes devant l'ordinateur en lisant la chronique « Bon voyage ».
Je suis donc parti à la recherche d'une connexion A.D.S.L. pour voir ce que tu avais trafiqué sur mon blog.
Tu comptes bientôt écrire la suite des Misérables ou quoi ? Ca va pas la tête de faire pleurer les gens comme ça ! Pour une fille qui ne voulait pas donner dans le mélo, c'est gagné.
Je constate avec regret que tu n'es pas capable de tenir ce blog toute seule. Je savais que tu manquais d'imagination mais j'ignorais tes talents de dramaturge. Ce blog est là pour donner le sourire, pas pour faire renifler les lecteurs.
Il se trouve que depuis mon arrivée au Paradis je suis bien occupé. J'ai été nommé rédacteur en chef de la Gazette du Paradis des Chats. C'est Saint-Pierre lui même qui a exigé que ce poste me revienne.
De plus, je viens d'être tiré au sort comme juré à la Porte du Paradis des Humains. Je dois juger tous les humains ayant eu un comportement « inhumain » avec les animaux. Je dois trouver des punitions pour les chasseurs qui tirent sur les chats, les chauffards qui écrasent tout ce qui se trouve sur leur route et de manière générale tous les z'humains qui maltraitent leurs animaux.
La semaine dernière, on a condamné un chasseur à se réincarner en renard. T'aurais dû voir sa tête ... surtout quand on lui a annoncé que son ex-femme était réincarnée en fox terrier.
Quand je ne suis ni au Tribunal (juste à la droite de Saint-Pierre, à la Porte du Paradis), ni à la Gazette du Paradis des Chats, je vais au « milk-bar » retrouver les copains (qui profitent de cette lettre pour faire un gros ronron à leur z'humains qui leurs manquent beaucoup).
Tout ceci pour te dire que je n'ai pas assez de temps pour écrire des articles en ce moment. Comme je ne souhaite pas que tu ruines ce blog avec tes chroniques à la noix, je vais t'envoyer un assistant rédacteur en chef pour te superviser. Je te prie de lui faire un excellent accueil. Si jamais tu t'avises d'être désagréable avec lui, je vais le savoir immédiatement car d'ici je vois absolument tout. (Je t'ai d'ailleurs vue en train de t'enfiler des Carambars à la pelle !).
Je vais t'envoyer des indices au travers de tes rêves pour te faire savoir quand et où rencontrer ce nouvel assistant. Si tu n'es pas au clair avec ces techniques de communication paranormales, je te conseille de lire les livres de Bernard WEBER.
Voilà ce que tu as à savoir pour le moment.
Signé : ton Jaguar qui t'aime et qui sera toujours près de toi »
Cette nuit, dans mon rêve, la lettre "D" est revenue sans cesse ... je cherche de quoi il s'agit ... June 21 Le grand voyageLe grand voyage a commencé le 10 juin 2008.
Je te vois actuellement, toi ami lecteur. Tu ne me vois pas ? Je suis pourtant couché sur tes genoux, je suis lové dans ton pull sur le canapé, je suis assis près de ton écran d'ordinateur.
Moi, Jaguar le Chat Noir, depuis que j'ai commencé le grand voyage, je peux être près de toi à tout instant. Je veille sur toi qui, de manière anonyme ou non, viens lire mes chroniques et autres petites anecdotes.
Ma secrétaire Potinette a reçu beaucoup courrier depuis l'ouverture de ce blog. Des messages d'amitié, de soutien, des demandes d'informations (sur le fibrosarcome, la cicatrisation au miel ...) et un peu de spam aussi.
Potinette (qui est un peu flémarde) a toujours répondu à tous vos messages même si elle a parfois mis du temps (pas étonnant vu la vitesse à laquelle elle tape sur le clavier).
Aujourd'hui, j'ai confié à ma Potinette la plus lourde des missions. Je lui ai demandé de vous annoncer mon départ. Lourde charge que de trouver les mots. Prévenir le lecteur sans bercer dans le mélo. Pas évident. J'en vois qui viennent déjà de sortir la boîte de mouchoirs en papier. Ne pleure pas ami lecteur, je suis parti sans souffrir et entouré de l'amour de toute ma famille et de tous ceux qui de près ou de loin suivaient mes histoires.
Je ne vais pas expliquer ici les raisons médicales qui ont conduit à cette issue fatale parce que ça ne n'apporterait rien. Juste vous dire qu'une tumeur avait atteint mon rein droit.
Je sais que beaucoup d'entre vous vont être secoués en apprenant cette nouvelle qui est tombée de façon inattendue.
Il ne faut pas être triste parce que je suis maintenant dans un monde avec plein de petites souris, de gros pulls en laine pour faire la sieste, de croquettes au poisson à volonté.
Il ne faut pas être triste parce que je ne suis pas seul, j'ai retrouvé les copains qui étaient partis avant moi comme Clyde, Bella, Jazzy, Chipie et les autres. J'ai aussi retrouvé mon ami Gus le Chat qui était avait commencé le grand voyage tout juste une semaine avant moi.
Il ne faut pas être triste parce que j'ai vécu pendant 5 ans après le diagnostic de fibrosarcome alors que les statistiques d'espérance de vie étaient totalement contre moi. J'ai tiré le langue à la grande faucheuse pendant 5 ans et voilà que je viens de lui passer entre les jambes pour aller directement au Paradis des Chats.
Je tiens à faire un coucou tout particulier à la maîtresse de Wétu pour lui dire merci tout simplement. Wétu, je souhaite que tu restes le plus longtemps possible près des tiens.
Pour conclure, je dirais que je suis arrivé comme je suis parti : dans l'amour.
Ce blog ne s'arrêtera pas, Potinette étant dotée d'une imagination débordante (délirante ?), elle trouvera bien un moyen pour que je puisse continuer à vous gribouiller des histoires depuis là-haut. Je vais bien trouver un fax ou un accès à internet pour lui envoyer de nouvelles anecdotes.
Merci de continuer à venir lire ce blog, ça me permet de continuer à être encore un peu là.
Je vous invite à consulter la magnifique chronique des Chats du Maquis consacrée au « deuil de nos animaux » ainsi que l'article de mon ami Jelly Bean intitulée "Le grand voyage, quand le moment de dire Au revoir arrive ..." (dans la rubrique "Le Coin de Jelly Bean".
May 06 Complément d'enquêteJe constate que la chronique précédente intitulée « quiproquo » a provoqué de vives interrogations auprès de mes fidèles lecteurs comme en témoignent les nombreux courriers que j'ai reçus.
Vous êtes très curieux et vous vous demandez tous : « Mais qu'est devenu ce chaton ? ».
Pour bien situer les choses, il faut préciser que cet « épisode » s'est déroulé il y 2 ans. Oui, je sais, ce n'est pas très frais comme nouvelle mais je trouve que cette histoire mérite d'être racontée même si elle n'est pas arrivée hier.
Pour vous dire la vérité, je ne sais absolument pas ce qu'est devenu ce chaton ...
Il a sûrement fait sa vie dans les champs alentour comme ses frères et soeurs. Nous sommes en pleine campagne et il y a de quoi faire niveau proies.
Certes, il y a des chasseurs mais les chasseurs du coin rateraient une vache dans un couloir. Je ne sais pas s'il faut mettre ça sur le compte de l'excellent Calva frelaté produit par chez nous ou si c'est un problème de vue ... Toujours est-il que, depuis la fenêtre du grenier, je vois passer des biches et des renards dans le champ d'en face alors que les chasseurs partent en sens inverse.
De toute façon, Monsieur V. (le chien) déteste les chasseurs et il aboie pour prévenir le gibier quand il les voit passer. C'est à peu près la seule qualité de Monsieur V.
Pour en revenir à ce chaton, il est retourné auprès de sa mère qui a fait une nouvelle portée l'an dernier. Heureusement, cette fois aucun chaton ne m'a pris pour la nourrice ! J'aime pas les mômes de toute façon ! Je reste tout de même sur mes gardes parce qu'il y a un risque que la mère des ces morveux demande un jour un test de paternité. Je peux jurer que je ne suis pas le père même si les apparences sont contre moi : j'ai rencontré un bistouri qui m'a ôté ma « virilité » il y a fort longtemps. April 17 QuiproquoComme vous le savez sûrement, je vis à la campagne, dans un coin très isolé. On pourrait presque dire qu'il n'y a pas un chat.
Et pourtant ... je dois partager mon territoire avec une faune plus ou moins sauvage qui n'est pas toujours à mon goût. En plus des bestioles qui composent mon régime alimentaire, vivent sur mon domaine des félins.
Même si je n'ai pas entrepris un strict recensement des chats qui fréquentent les alentours, je sais maintenant à coup sur que je ne suis pas seul.
En regardant par la fenêtre par un bel après-midi de printemps, ma maîtresse Potinette remarqua un étrange spectacle.
Potinette : Regarde Maman, Jaguar est assis sur le rebord de la fenêtre à l'étage de la grange !
Mamie : Mais qu'est ce qu'il fiche là-haut ? Il ne sort jamais à cette heure d'habitude. En plus, il ne va jamais dans ce bâtiment.
Potinette : Oui, c'est vrai que je ne me souviens pas l'avoir vu là-bas auparavant.
Mamie : Je suis d'autant plus surprise que je viens de le croiser dans la cuisine et que ce n'est pas moi qui lui ai ouvert la porte pour sortir.
Potinette : Ah, ben c'est pas moi non plus ?!
Mamie et Potinette (en choeur) : Jaguar ! Jaguar ! JA-GAR ! JA-GUAR !
Jaguar (descendant l'escalier en courant) : Mwaou ?
Potinette : Ben ça alors ! Mais c'est qui le chat dans la grange ?
Quelques jours passent. En rentrant un soir, Potinette aperçoit près de la maison dans les phares de sa voiture une ribambelle de chatons suivant leur mère ... et elle reconnaît le chat noir qui était assis sur le rebord de la fenêtre de la grange. Elle se dit que cette maman s'est installée avec ses petits à l'abri dans une grange qui regorge de proies.
Elle se dit aussi que Jaguar sortant le jour et Maman-Chat la nuit, il y a peu de risque que ces deux là se croisent (et se mettent sur la figure). Elle n'a donc pas jugé nécessaire de me prévenir de cette intrusion sur mon territoire et m'a laissé sortir malgré le grand danger qui menaçait ...
Par un petit matin blême, je décidais d'aller me dégourdir les pattes sur ma propriété. Je marchais tranquillement, le museau en l'air à la recherche d'une piste de chasse, quand tout à coup, au détour d'une plate-bande, je tombais sur ce que je pris pour un gros rat.
En y regarder de plus près, ce n'était pas un rongeur mais un avorton de chat aussi noir que moi âgé de quelques semaines. Pour me débarrasser de cet empêcheur de chasser en rond, je repris mon chemin en lui filant une petite baffe au passage (ben oui alors, c'est qui le chef ?).
C'était sans compter sur la ténacité de l'avorton en question. Voilà que ce neuneu m'emboîte le pas !
Je m'arrête et me retourne pour lui remettre une torgnole un peu plus appuyée. Et lui, il reste là, stoïque ...
J'ai très vite compris qu'il y avait eu quiproquo, ce gnome me prenait pour sa mère. Même s'il n'avait les yeux ouverts que depuis quelques semaines, il aurait bien dû se rendre contre que je n'ai rien de commun avec sa mère ... sauf peut-être la couleur ... et le volume ... et le ventre qui pendouille un peu.
Mais bon, quand même ! Me confondre, moi JAGUAR le roi de la jungle avec une mère de famille nombreuse qui vit dans un logement presque insalubre ! Y'a des limites ! M'enfin !
Je décidais donc d'écourter ma partie de chasse et de regagner la maison même si le morveux s'obstinait à me suivre. C'est une Potinette hilare qui m'ouvrit la porte après avoir suivi toute la scène par la fenêtre du salon. Et Potinette d'en rajouter une couche en disant « Y'a pas comme un air de famille ? » March 26 Pour ChipieMarch 02 La Jouvence de l'Abbé Souris ...N'allez pas croire que je me suis mis à boire de la tisane aux plantes ! Beurk et re-beurk !
Il s'agit plutôt de vous prouver à quel point je me sens mieux.
Mes récentes péripéties ont eu au moins un effet positif : j'ai rajeuni ! Je suis presque un jeune chat de 5 ans ...
Il y a 8 jours, ma Potinette arrive. Elle ne m'avait pas vu depuis presque 2 mois et connaissait mon état grâce aux bulletins de santé émis par Papy et Mamie. Mamie disait que je me portais très bien et que j'avais repris mes habitudes.
Potinette me trouve effectivement en pleine forme. Elle est ravie de voir que ma perte de poids m'a permis de retrouver ma mobilité d'antan et que l'arthrose n'est qu'un mauvais souvenir.
Cependant, une chose l'intrigue ... est ce que mon problème à l'oeil a des conséquences ?
Elle demande donc a Mamie si j'ai ramené des proies depuis qu'on m'a redonné l'accès au grenier. Parce qu'il faut bien dire que j'étale ostensiblement mes trophées de chasse sur le palier, devant la porte de chambre de Mamie. J'adore voir la tête de Mamie au réveil quand elle tombe sur un reste d'oiseau ou une queue de souris.
La réponse de Mamie est sans appel : « Non, il n'a rien ramené ! »
Alors Potinette se dit que la baisse de ma vision est un handicap pour la chasse même si elle admet volontiers que je me déplace sans aucune difficulté.
Je suis si triste de voir ma Potinette s'inquiéter comme ça ... je vais lui faire une surprise !
Voici la surprise racontée par Potinette à Mamie au petit déjeuner le lendemain matin :
Potinette : Hier je t'ai demandé si Jaguar avait ramené une proie, tu te souviens?
Mamie : Oui. Il t'a rapporté quelque chose ?
Potinette : Mieux que ça !
Mamie : Ah bon ?
Potinette : Cette nuit, vers 4 heures, j'entends la chatière qui claque et un gros raffut dans la chambre. J'allume la lumière et là je vois Jaguar qui pourchasse une souris dans la chambre !
Mamie (inquiète de savoir une souris en liberté dans le maison) : Et alors ?
Potinette : Alors il a couru dans le chambre pendant une heure derrière sa souris avant de décider de la manger sur le tapis beige !
Mamie : Tu vois, tu t'es portée la poisse toute seule en te plaignant qu'il ne ramenait pas de proie ...
Potinette : Oui, ça prouve bien que son oeil n'est pas un handicap. Je suis rassurée.
Mamie : Il me semblait bien que ça n'avait pas l'air de le gêner ...
Potinette : Heu, t'as du produit à moquette ? Parce que le tapis beige, il a pas aimé ...
Et pour finir de prouver à ma Potinette que je suis bien dans mes poils, j'ai demandé à sortir faire un tour sous le crachin normand. Je me suis assis sur les dalles trempées de la terrasse pour suçoter un brin d'herbe parce que je savais qu'elle m'observait.
J'espère que ces dernières nouvelles vont totalement vous rassurer sur mon état de santé. Un grand merci pour vos messages de soutien. January 25 J'ai failli ne plus être là pour vous la raconter celle-là !Comme le titre l'indique, c'est pas passé loin cette fois. Il s'agit d'une histoire qui a commencé il y a peu près 2 mois. Comme vous allez le comprendre, je ne pouvais venir vous la raconter que si l'issue était favorable. C'est une histoire avec tous les ingrédients d'un polar : un héros, un méchant, du suspense, des rebondissements ...
Je rappelle tout d'abord à ceux qui n'auraient pas suivi tous les épisodes précédents que j'habite chez mon Papy et ma Mamie le temps que ma maîtresse finisse ses études.
Nous sommes début décembre 2007 et ma maîtresse est venue me rendre une petite visite. Alors qu'elle passe sa main pour me papouiller, elle remarque un « truc » sur mes côtes du côté gauche. Un genre de petite « boule ». Elle ne savait que trop bien ce que cela signifiait.
Le « mal » était revenu. Le mal porte un nom, il s'appelle le « fibrosarcome ».
Pour savoir ce que c'est, je vous conseille la lecture de cet article : Le fibrosarcome
Pour simplifier, le fibrosarcome est une tumeur cancéreuse récidivante. J'ai déjà été opéré 3 fois à cause de cette maladie (pour enlever la tumeur) et depuis 2 ans elle se taisait. Cela fait plus de 4 ans que la maladie a été diagnostiquée chez moi. Et 4 ans de survie à cette saleté, c'est un miracle surtout quand on a pas fait de radiothérapie.
Seulement, cette fois ci, les évènements ont pris une sale tournure. Pour les autres opérations, je rentrait à la maison le soir même et reprenais mes activités sans me soucier des quelques points de sutures entre les omoplates. Or, lors de cette récente opération, c'est sur le flanc gauche qu'il a fallu m'opérer, juste derrière la patte avant. Je suis resté un peu patraque les premiers jours puis mon état s'est dégradé ... je ne voulais ni manger, ni bouger, ni rien faire. Mon oeil gauche s'est mis à couler.
Je me suis donc retrouvé en urgence chez ma véto préférée. Sapristi, dans quel état j'étais ! Ma pauvre maîtresse a bien cru que j'allais passer de l'autre côté du pont de l'arc-en-ciel. Toute la famille était très inquiète.
C'était sans compter sur la perspicacité de ma véto. Elle, elle ne s'est pas affolée, elle a pris les choses en main !
Tout d'abord mon oeil. Les nouvelles n'étaient pas bonnes mais elles auraient pût être pires. C'est tout à fait inhabituel mais j'ai développé une réaction inflammatoire après l'opération, ce qui a causé un glaucome. Le diagnostic est donc posé, j'ai perdu l'usage de mon oeil droit. En fait, c'était le glaucome qui me causait un horrible mal de tête, m'empêchant de manger.
Avec des gouttes, la douleur a vite cessé, mais malheureusement l'acuité visuelle était perdue.
Second problème, ma cicatrice a beaucoup d'oedème. Donc ma véto ponctionne le liquide, cela me soulage. Elle décide de retirer les points de suture car la plaie semble cicatrisée.
Tout à ma joie de ne plus avoir mal au crâne, dans un élan de liberté, je saute de la table d'auscultation ... horreur ! La plaie vient de s'ouvrir de haut en bas ! Mais je ne sens rien car ma véto m'a donné un médicament contre la douleur. Il faut donc refermer en urgence ... hop, profitant que je plane sous l'effet des médicaments, elle me pose des agrafes. Et je jure que j'ai pas eu mal parce que je n'ai rien dit alors que d'habitude on peut même pas me faire avaler un minuscule cachet.
Je rentre donc à la maison et demande à manger car je me sens mieux. Je profite de cet état de grâce pendant 2 jours.
Mais la visite suivante avec l'associé de ma véto me réserve encore une mauvaise surprise. Les agrafes n'ont pas tenu car j'ai fait des acrobaties tant je me sentais mieux.
Il faut donc me suturer, sous anesthésie cette fois. Et pour la 3ème fois je rentre à la maison avec l'espoir d'une guérison de plus en plus hypothétique ... Et comme si ça ne suffisait pas, on m'enfile un body pour bébé afin que j'arrête de retirer mon pansement.
Et encore une visite chez la véto quelques jours plus tard et re-mauvaise nouvelle. Ma peau fragilisée par le cancer et mal menée par l'oedème précédent ne veut plus cicatriser. J'avais pourtant un petit drain, je ne faisais plus d'oedème mais la peau et mon corps étaient trop fatigués par ces dernières semaines de lutte.
Quelles solutions reste-t-il ? Que peut-on bien faire ? Parce qu'on ne peut pas abandonner comme ça. Je veux vivre et je montre toute ma détermination à rester avec ma famille à 2 pattes. De toute façon, je n'ai pas mal, je prends des médicaments très efficaces.
Et là, ma véto lance une idée qui peut paraître un peu folle. Et si on me soignait avec du miel ? Quoi, du miel, c'est quoi comme marque de médicament ça ? Hein, du miel d'abeille ? Ce truc qu'on met dans le thé et sur les crêpes ? Ma véto m'explique que c'est un produit qui a d'excellentes vertus cicatrisantes et désinfectantes. Au point où j'en suis ça ne peut pas vraiment être pire. Va pour le miel !
On me retire mes points de suture, on me nettoie avec un désinfectant doux et on me verse du miel dans la plaie (qui fait au moins 10 cm de long). Un pansement et une bande par dessus et me voilà rentré chez moi.
Tous les soirs, avec beaucoup de patience et de courage, mon Papy et ma Mamie nettoient ma plaie et mettent du miel dessus. Et rien d'autre ... même pas un petit cachet parce que je n'ai plus mal du tout. Je me suis laissé faire sans jamais m'énerver ou m'agacer. En plus, ma maîtresse arrive, ce sont les vacances de Noël. Je mange de nouveau avec appétit et je demande même à aller faire un petit tour dehors.
A chacune de mes visites, ma véto était soufflée. Pas la moindre infection, pas de douleur et une cicatrisation d'une rapidité à peine croyable.
Entouré par toute ma famille en cette période de fêtes, je me suis remis extrêmement vite. Pour la nouvelle année, tout le monde a souhaité très fort que je guérisse complètement. Ma « Tatie » m'a fait parvenir des cadeaux (hum, vive le Whiskas !), mon Papy et ma Mamie m'ont offert un griffoir.
Aujourd'hui, ma cicatrice est totalement fermée et j'ai repris toutes mes anciennes habitudes. Je suis en pleine forme. Comble du miracle, je n'ai pas totalement perdu la vision de mon oeil droit et en plus j'ai perdu un kilo. J'ai une allure et une vie de jeune homme.
Un fois encore, c'est le héros qui gagne alors que le méchant fibrosarcome est battu ! Le héros a été aidé par une véto formidable, par un Papy et une Mamie qui n'ont compté ni leur temps, ni leur argent, ni leurs kilomètres, ni leur fatigue. Merci aussi à tout ceux et celles qui par la pensée m'ont soutenu.
A vous tous, je demande une pensée pleine d'ondes positives pour ma copine Bonnie qui elle aussi est aux prises avec la maladie. November 18 A poils ...A poils ...Je vous épargnerai les images macabres et autres photos qui donnent la nausée.
Cependant, comme promis à lors de l'ouverture de ce blog, je vous parlerai de l'exploitation de la fourrure animale.
Lorsque l'on achète un manteau en vison ou en chinchilla, impossible de faire l'autruche et d'en ignorer la provenance.
Quand une dame se promène avec son manteau de fourrure, les choses sont claires : des animaux ont été tués de manière cruelle pour que Madame se pavane dans un manteau au prix indécent.
Ce que l'on sait moins, c'est que certains jouets pour chat en fourrure que nos maîtres nous offrent sont en peau de chat.
Vendus sous l'appellation « fourrure de lapin » ou même parfois « fourrure » (sans autres précisions), ces jouets pour chats se révèlent parfois être en fourrure de chat domestique.
Il en est de même pour ces petits objets décoratifs en soit disant « fourrure de lapin » mais qui peuvent être en réalité en poils de chat.
Alors soyez responsables chez maîtres, renoncez à ces objets à la provenance douteuse !
Si un jour votre chat disparaît, imaginez à quel point il serait atroce de vous retrouver avec un objet issu de la fourrure de votre propre animal de compagnie.
Et puis tout le monde sait que nous les chats n'avons pas besoin d'une souris en fourrure ... un bouchon au bout d'une ficelle ou une boulette de papier font largement l'affaire. July 29 Mon péché mignon ...Vous connaissez maintenant beaucoup de choses sur moi.
Il existe encore une chose importante que vous ignorez sur moi ... Il s'agit de mon péché mignon.
Mais quel peut bien être la gourmandise préférée d'un chat ?
Une souris, du poisson, un oiseau, du lait, de la crème fraîche ?
Non, même si je ne crache pas sur une coupelle de lait ou sur une souris, ce que je préfère manger est plutôt incongru pour un chat.
Beaucoup de chats ont comme moi des goûts un peu inattendus.
Ce que j'aime manger plus que tout, l'aliment pour lequel je vendrai mon âme au diable ... les pommes de terre à l'eau !
Depuis que je suis tout petit, j'adore les pommes de terre en robe des champs (même si elles ne sont pas épluchées).
La première fois que Potinette a retrouvé ses patates boulottées par un intrus muni de petites dents pointues elle a cherché longtemps qui avait pû faire ça.
Quand elle a compris que c'était moi le fautif, elle a cru à une vengeance : "C'est bien connu, un chat ça ne mange pas de pommes de terre, il a fait ça pour m'enquiquiner."
Pourtant cela fait presque 13 ans que je fais un sort aux patates qui croisent mon chemin.
Quand je sens que Potinette épluche une pomme de terre (même chaude), je me précipite dans la cuisine et me pends à son bras en hurlant pour avoir ma part du trésor.
Elle est alors contrainte de me refiler des morceaux de patates pour avoir la paix le temps de procéder à son épluchage.
Il n'y a pas que pour les patates que je fais le cirque. Je fais également la comédie quand on ouvre une boîte de lentilles ou de raviolis ... Impossible de ne pas m'en donner sinon je m'agrippe à votre pantalon ...
Même si mon alimentation est composée à 98 % de croquettes, ces petits écarts au régime permettent de supporter les rations quotidiennes d'insipides aliments industriels censés empêcher les calculs rénaux.
J'ai connu un copain chat qui mangeait des brocolis crus ...
Je suis persuadé que toi aussi "ami-chat-lecteur" tu manges des choses inattendues pour un félin ... n'hésites pas à venir partager ton expérience en postant un commentaire ! May 12 Arnaques, crimes et botanique.Arnaques, crimes et botanique sont des activités que je conjugue quotidiennement.
L'arnaque tout d'abord.
Je pratique l'arnaque tous les matins. Non pas que je vende des encyclopédies à des illettrés ou que je refile des assurances vie à des retraités âgés. Loin de moi les arnaques commerciales.
Je pratique l'arnaque aux sentiments. Je fais tourner Papy et Mamie en bourrique ... J'ai institué un rituel à rendre dingue tous les portiers de la terre. Depuis plus de trois ans, je fais croire à Papy et Mamie que j'ai besoin d'utiliser les portes dans un certain ordre chaque matin. Et que ne pas m'ouvrir la bonne porte nuit à mon épanouissement.
Le matin quand je me lève, il faut m'ouvrir la porte aussitôt pour que j'aille m'adonner à mes activités favorites (dont je vais parler plus loin).
Attention, suivez bien, ne vous perdez pas dans le parcours.
Je descends l'escalier pour sortir par la porte du couloir bleu. Cette porte donne sur le jardin. Après ce tour dans le jardin, il faut m'ouvrir la fenêtre de la salle à manger pour que je rentre.
Je me dirige ensuite vers la cuisine (bleue également) pour me faire servir une coupelle de lait. Mais comme le lait sort du réfrigérateur, il est un peu trop froid à mon goût.
Il faut donc que je ressorte faire un tour dehors histoire que le lait soit à température ambiante.
Je vais donc me planter devant la porte vitrée du bureau en hurlant. Mais que diable attendent-ils pour m'ouvrir ? Ils pourraient pas poser leur tartine deux secondes pour venir ouvrir cette porte non d'un chat !
Quand ils daignent enfin abandonner leur tartine pour m'ouvrir la porte, je peux aller me (re)dégourdir les pattes.
Une fois mes activités terminées, il faut bien que je rentre pour boire mon lait enfin à bonne température. Mais par où vais-je bien pouvoir rentrer ? Le plus simple, c'est d'attendre que Mamie sorte par le bureau pour aller travailler. Il est aussi possible de rentrer par la fenêtre de la salle à manger ou encore exiger à cor et à cri que l'on m'ouvre la porte du couloir bleu.
Rentrer par le fenêtre de la salle présente un avantage et un inconvénient. L'inconvénient c'est qu'il faut sauter jusque sur le bord de la fenêtre qui est assez haut et c'est pas toujours évident vu mon grand âge. L'avantage, c'est que l'on me voit à travers la vitre, donc pas besoin de s'époumoner.
Mamie a découvert mon manège. Un jour que la fenêtre était entre-ouverte, pour m'économiser (comme à mon habitude) j'ai fait semblant de miauler pour entrer. Mamie s'est alors rendue compte qu'il y avait l'image mais pas le son.
Depuis, tout le monde se moque de moi quand je mime le miaulement à travers les vitres sans sortir un son.
Voilà pour mes arnaques quotidiennes.
Passons aux crimes et à la botanique. Ce sont deux activités que je pratique en même temps puisque je chasse dans le jardin. Une fois arrivé dehors, je commence par me dégourdir les pattes.
Ensuite, je vais « déposer » un peu « d'engrais » dans les plates-bandes de Mamie.
Après la vidange, je me promène dans le jardin croquant une herbe par ci, une herbe par là. Je profite alors d'un abri offert gracieusement par la luxuriante végétation pour me mettre en embuscade et attendre ma proie.
Et alors là, j'aime mieux vous prévenir que ça va saigner. Le premier qui passe, pan !
Que ce soit un oiseau ou un muridé, pas de pitié ! Et pour ne laisser aucune trace à la police scientifique et autres experts (de Manhattan ou de New-York), je mange entièrement ma victime.
La scène de crime est inexploitable, rien ne reste, pas une plume, pas un poil, rien !
En tant que serial-killer, je suis rodé, un vrai travail de pro.
Après ce petit aparté sanguinolent, je n'ai plus qu'à rentrer tranquillement à la maison pour boire mon lait comme un petit chat bien sage.
Méfiez-vous de l'eau qui dort !
Arnaques, crimes et botanique : une hygiène de vie ... April 02 Jusqu'ici tout va bien ... le plus dur sera la chute ...Tout a commencé il y a très, très longtemps. Il y 12 ans exactement.
A l'époque, j'étais un jeune félin svelte et alerte. Un Jaguar tel qu'on l'imagine.
J'avais à l'époque rencontré plusieurs fois « l'homme en blanc » pour mes vaccins, rappels et compagnie.
Je passe sur le fait que « l'homme en blanc » m'a collé du vermifuge et qu'il m'a aussi ôté les attributs de ma virilité.
J'entretenais alors des échanges polis avec lui mais il n'y avait pas encore de conflit ouvert entre nous.
Je vais maintenant vous conter dans quelles circonstances nos relations se sont dégradées.
Par une belle journée, je décide comme tous les matins de sauter sur le bord de la fenêtre prendre un bain de soleil.
J'ignorais alors que la vieille vipère de l'étage du dessus venait de jeter une bassine d'eau par sa fenêtre.
Et ce qui devait arriver arriva : j'ai pris mon élan pour sauter et j'ai glissé sur le bord de la fenêtre en alu qui était devenue toute glissante à cause de cette sorcière.
Contrairement à ce que dit la légende, un chat ne retombe pas toujours sur ses pattes. Il arrive qu'un chat retombe sur un couvercle de container à poubelles.
Et pan, boom, , vlan, patatra ... me voilà 2 étages plus bas que prévu et sur la poubelle qui plus est.
Ni une, ni deux, je prends mes pattes à mon cou et je pars me cacher
.
Malheureusement pour moi personne n'a assisté a ma chute et j'ignore quand on me retrouvera.
Il ne faudra pourtant que quelques minutes à Potinette pour s'apercevoir de ma disparition.
Mais si elle s'est bien rendue compte que je suis tombé par la fenêtre, elle ne me voit nulle part.
L'enquête de l'inspecteur Potinette commence alors. Elle interroge tous les voisins, colle des affichettes dans toutes les cages d'escaliers, inspecte un large rayon autour de l'immeuble, crie mon nom sur tous les toits ...
Les jours passent et les espoirs de me retrouver s'amenuisent. Potinette ne relâche pas ses efforts qui restent pourtant vains. Le pronostic est sombre. Quelle est le pourcentage de chances de me retrouver ?
Un matin, 8 jours après le fatal vol-plané, une femme frappe à la porte de chez Potinette. Cette femme, c'est la femme de ménage de l'immeuble, une super copine de la vieille du dessus (celle qui a causé ma chute).
Elle dit à la Maman de Potinette « Y'a un chat comme le votre qui est en train de crever dans la chaufferie. Débrouillez-vous pour aller le chercher parce que c'est pas moi qui vais aller tirer le cadavre ! »
Oups, le sang de ma Mamie n'a fait qu'un tour. Elle fonce à la chaufferie pour me retrouver. Mais autant vous dire que j'étais pas de bon poil et qu'il était pas question qu'on m'approche.
Mamie rentre à la maison désemparée et décide d'attendre le retour de Potinette. Elle se dit qu'avec Potinette je vais être plus docile.
Quelques minutes plus tard, un voisin frappe à la porte. Il a réussi à m'attraper. Il n'a pas eu peur de mes hurlements et de mes menaces. Faut bien dire qu'il ressemble à « l'homme en blanc » avec sa grosse moustache. Et il me pose dans les bras de Mamie. Ouf, je suis à la maison,je suis vivant, je suis soulagé !
Quand Potinette est rentrée de l'école à midi, Mamie lui apprend qu'on m'a retrouvé et que je suis chez « l'homme en blanc » pour faire un bilan. Il faut attendre la fin d'après midi pour que le verdict tombe.
J'ai passé 8 jours sans boire ni manger, j'ai beaucoup maigri mais je n'ai pas de séquelles.
La seule ombre au tableau : je me suis déplacé le bassin. Il n'y a rien a faire, ça se remettra tout seul a dit « l'homme en blanc ».
Alors on m'a ramené à la maison. J'ai eu une période de convalescence avec nourriture à volonté pour me remplumer.
De cette époque, je ne garde qu'une démarche « chat-loupé » et une position pour m'asseoir assez ridicule.
Comme quoi, rien n'est jamais perdu. Il faut garder l'espoir.
Qui aurait parié qu'on puisse me retrouver vivant au bout de 8 jours avec le bassin déplacé ?
J'en profite pour remercier Jean-François, le gentil voisin à la grosse moustache qui m'a ramené chez moi. January 08 Je vieillisJe commence à me faire vieux.
Bien sûr, je ne suis pas encore un vieillard. Mais je commence à ressentir le poids des années ...
C'est mon corps qui m'a tout d'abord rappelé à l'ordre.
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